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ACPEM ST GERMAIN SUR AY
NON AUX EOLIENNES EN MER

Pour une écologie respectueuse de l'environnement , ELLE AUSSI !!!!!!!
Association affiliée à BNE ET FED
Le rendez-vous. La réunion d'hier se voulait une nouvelle démonstration de l'unité des élus autour des projets consacrés aux énergies renouvelables sur le port du Cherbourg. Autour de Jean-François Le Grand, président du conseil général, et de Bernard Cazeneuve, vingt-deux conseillers généraux, de Marc Lefèvre à Philippe Bas, ont écouté les explications éclairées de Jean-Michel Sévin, le directeur de Ports normands associés, qui gère le port.
Le projet éolien en mer. Pour un port, la fabrication industrielle (nacelles, pâles, mâts) représente 35 à 45 % du projet. La fabrication des fondations et le stockage et pré-assemblage des éoliennes représente 15 à 25 % du projet. Même proportion pour le transport et l'installation sur site, ainsi que pour la pose des câbles et le raccordement.
Le port de Cherbourg. Pourquoi l'offre du port de Cherbourg a-t-elle séduit EMF Alstom ? D'abord l'offre technique est de haut niveau. « Le foncier existant est particulièrement adapté » constate Jean-Michel Sévin. 36 ha d'un seul tenant libre de toute activité, une excellente résistance aux charges lourdes (certains colis, comme les fondations des éoliennes peuvent peser plusieurs centaines de tonnes) et enfin un quai existant de 380 mètres. Celui-ci va être étendu à 600 mètres. Dernière information en date : l'enquête publique sur cette extension débute la semaine prochaine.
D'autres atouts. Autour de l'implantation industrielle, le port dispose d'une réserve foncière importante. 32 ha sur la grande rade, en continuité de l'existant, 13 ha à proximité immédiate du port dès 2015, et 50 ha à 20 minutes du port. Par ailleurs l'accessibilité maritime est sans contrainte de tirant d'air, d'eau et d'écluse. Enfin, l'accès ferroviaire et routier est aisé.
Le facteur humain. Le Cotentin dispose déjà des ressources humaines nécessaires. On compte aujourd'hui un millier de demandeurs d'emplois dans les métiers de l'industrie, de l'installation et de la maintenance. Il faut également reclasser les salariés qui travaillent actuellement pour l'EPR. Ceux du génie civil seront démobilisés en 2012, et ceux de la métallurgie vers 2014. Dans cette filière, on note qu'en moins de 4 ans, 2 168 offres d'emplois ont été déposées, pour 2 070 satisfaites.
Une opportunité historique. Pour le Cotentin, ce projet est vital. Il permettra de valoriser l'ensemble de la façade maritime normande, et représente un développement économique durable. Par provocation, Jean-Michel Sévin assure que Cherbourg n'a jamais été un port de commerce moderne « sauf sous l'épisode Toyota ». Il a l'occasion de le devenir. « C'est une chance unique pour un développement portuaire et littoral harmonieux. Cherbourg n'a pas de réel hinterland, il est touché par le contexte transmanche, et contrairement aux autres grands ports maritimes, le développement sur son territoire, des énergies maritimes renouvelables, est une opportunité unique. »
Étape. Tout est prêt. PNA et les autres collectivités investissent 40 millions €. Il faut maintenant attendre la désignation des candidats. La date est fixée : Ce sera le 16 avril.